Des sens en éveil...

 

SENS DE LA VIE : VUE - GOÛT - OUÏE - ODORAT - TOUCHER

 

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Deuxième voie : des sens en éveil

C’est au travers de nos sens que nous percevons le monde. Il est donc logique qu’ils occupent une place centrale dans la définition du bien-être. Ne dit-on pas que l’on se sent bien ? Il est ainsi possible de voir, d’entendre, de goûter, de toucher ou d’humer le bien-être à volonté, sans oublier notre sixième sens, l’intuition, qui nous aide à distinguer le vrai du faux sans avoir besoin de recourir à un raisonnement trop pesant. Pas de doute : la vie retrouve instantanément des couleurs et de la légèreté lorsque nous nous plaçons consciemment dans l’optique des sens…

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Evidemment, il peut sembler paradoxal de prôner un éveil des sens dans une société qui les stimule en permanence : 20 mégabits d’informations (l’équivalent de deux minutes de vidéo) bombardent notre cerveau chaque seconde ! Nous ne sommes toutefois capables d’en percevoir que 1% environ : une sélection plus ou moins consciente s’opère et participe à la « personnalisation » de notre univers. Dès lors, n’aurions-nous pas intérêt à nous mettre au tri sélectif afin d’améliorer notre « vision » du monde ?

Le caractère artificiel de la civilisation moderne n’incite pas nécessairement non plus à développer ses sens : un pince nez et des bouchons d’oreilles paraissent même parfois plus adéquats... Mais, de même que le roseau plie mais ne rompt pas lors de la tempête, la souplesse acquise par une gymnastique des sens permettra justement de mieux supporter les agressions sensorielles de l’environnement.

Si un enfant se fait mal, demandez-lui donc de regarder en l’air : « Oh, regarde ! » Son attention est détournée et il en oublie aussitôt sa douleur. Si vous transpirez essayez de vous concentrer sur la caresse du vent sur votre corps. Lors d’une situation stressante, portez votre attention sur le contact de vos pieds au sol. Quelques soient les circonstances, changer de perception ou de perspective sensorielle est le meilleur moyen pour changer de sentiments.

Parler de la vie des sens plutôt que du sens de la vie peut enfin sembler bien superficiel dans une société qui prône déjà et en permanence, via la consommation notamment, une jouissance absolue et immédiate. Un homme sensible ou sensitive ne serait-il pas aussi douillet et émotif ? Un homme sensuel ne serait-il pas souvent dépravé ? De nombreuses spiritualités incitent ainsi à se méfier des sens, à limiter ses désirs et à pratiquer une forme d’ascèse.

Pourtant, « qu’allons-nous faire de vous, si vous perdez une de vos plus précieuses qualités, votre bon appétit ! » répondit un jour la maîtresse des novices à Sœur Emmanuelle. Celle-ci, des années plus tard, s’interroge : « Être homme, n’est-ce pas entrer dans la convivialité de ce qui touche à la fois le corps et l’âme ? » Jésus lui-même n’avait-il pas été accusé d’être « un ivrogne et un glouton » (Luc 7, 34) C’est également l’avis de Saint Augustin : « Apprends à danser, sinon les anges, au ciel, ne sauront que faire de toi », de Thérèse d’Avila : « Quand on jeûne, on jeûne et quand on mange une perdrix, on mange de la perdrix » ou du moine bénédictin Anselm Grün : « Pour celui qui ne peut plus rien apprécier, l’ascèse n’a aucun sens. »

Le bien-être sensoriel ne saurait donc être contradictoire avec un développement spirituel et une forme de sagesse. Accepter sa nature et apprécier sa vie sont des voies tout aussi recommandables que de maîtriser ses pulsions ou de réguler ses désirs. Tout sera finalement question de tempérance : si l’homme qui baigne dans la volupté devient rapidement amorphe, celui qui prend le temps d’un bain aux huiles essentielles, s’éveille à d’autres sensations et à une autre qualité de vie.

Au final, il conviendra ainsi moins de doper ses sens que de les respecter et de les rendre plus flexibles afin de développer une présence accrue à la vie et au monde, d’abaisser sa sensibilité aux plus petits plaisirs, d’arriver à jouir et à se réjouir de la moindre des stimulations. « Celui qui ne sait pas se contenter de peu sera content de rien » disait Epicure.

Benoît Saint Girons
Extrait de son livre l'Autre Choix: choisir la liberté et le bien-être. (à paraître)
www.lebienetre.org

 

LA VUE
La vision du bien-être

LE GOÛT
Les bienfaits des thés

L'OUÏE
L'écoute de la nature

L'ODORAT
Un sens sensationnel

LE TOUCHER
Le toucher du coeur

 

 

 

 

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